Mardi 8 mai 2012
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Le ratio combiné en
assurance
Le ratio combiné est considéré comme un des
meilleurs indicateurs de la performance par les assureurs, comme mesure de la rentabilité de leur activité. Il permet donc une comparaison rapide et facile entre assureurs.
Malheureusement ce ratio est défini de façon
fort différente entre les acteurs et sa composante également.
A) Définition courante.
Ainsi pour certains, cette définition
est :
« Le ratio
combiné est une composante essentielle pour appréhender la performance des assureurs, puisqu'il mesure la rentabilité technique des activités d'assurance. Le ratio combiné s'obtient en calculant le rapport des prestations versées pour sinistres, des dotations et des frais généraux sur le chiffre d'affaires total.
C'est donc le rapport entre les décaissements (les dotations ?) et les encaissements, uniquement au titre des opérations d'assurance. Si le ratio
combiné dépasse 100 %, les dépenses sont supérieures aux recettes. L'assureur peut toutefois compenser ses pertes techniques par ses bénéfices financiers (produit de la gestion des
capitaux disponibles entre le moment où sont encaissées les primes et celui où les éventuels sinistres sont indemnisés) «
Tandis que pour
d’autres :
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« Rapport de la somme des frais de gestion et du coût des sinistres sur le total des primes encaissées par une compagnie d'assurance. Un ratio supérieur à 100
% ne permet pas à la compagnie d'assurance de réaliser un profit, sauf si les produits financiers (dividendes, intérêts, loyers et plus-values) viennent plus que compenser l'insuffisance
des primes par rapport aux coûts d'assurance. C'est une mesure d'efficacité de la gestion des compagnies d'assurance au même titre. «
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Ces deux définitions montrent un
ratio combiné différent (au moins sur un point) l’un de l’autre :
- - un ratio combiné tenant compte des provisions techniques
- un ratio combiné calculé hors
provisions techniques
Il convient donc de calculer un
ratio combiné avant provisions et un autre ratio combiné avec provisions techniques.
Ce que font certains groupes
d’assurance, alors que d’autres ne le précisent pas ! Et dans ce cas, quel est celui publié dans les comptes annuels ?
L’APREF (association des
professionnels de la réassurance en France) nous livre une définition plus précise :
« Somme des frais généraux, des commissions encourues, des
sinistres survenus et des provisions complémentaires rapportées aux primes acquises »
Ce ratio doit être défini de
façon stable, malgré les caractéristiques propres à chaque entreprise (activité, branche, etc)
B) Composante du ratio
combiné
En premier lieu on peut se
demander si le ratio combiné doit être basé sur l’exercice de souscription ou sur l’exercice comptable de publication des comptes ?
Ensuite, en dénominateur,
faut-il porter les primes émises ou les primes acquises, sachant que les commissions et taxes ont pour assiette les primes
émises ?
Le ratio combiné pourrait alors
être la somme de :
Sinistres survenus / primes
acquises (S/P)
Et
Commissions + frais généraux /
primes émises
On remarquera ici la variabilité
dans le temps du dénominateur alors que les commissions et frais généraux sont peu variables dans le temps !
Dans ce cas, pourquoi ne pas mettre au
numérateur toutes les charges, sinistres payés, tous les frais, taxes, toutes les provisions, etc., y comprises les primes non acquises (PNA) techniquement correspondant à des provisions et au
dénominateur toutes les primes émises
Depuis la tarification jusqu’au paiement
totale du dernier sinistre, ce ratio combiné établi par exercice afficherait un résultat technique avec la même valeur dans le temps et donc des comparatifs de ratios entre assureurs plus
pertinents !